Ce vendredi 23 mai 2025, jour de la rediffusion de son long-métrage au Festival de Cannes, Mohammed Lakhdar-Hamina s’est éteint.
Palme d’or en 1975, Chronique des années de braise faisait partie de la sélection Cannes Classiques de l’édition 2025 du festival. Cinquante ans après sa date de sortie, il a été restauré dans le but de retrouver les salles de cinéma. La première diffusion publique de cette nouvelle version a eu lieu ce vendredi dans la salle Buñuel du Palais des Festivals de Cannes. Les spectateurs, dont je faisais partie, étaient alors loin de saisir la portée symbolique de la séance à laquelle ils assistaient. Moins d’une heure après la fin de la projection, Mohammed Lakhdar-Hamina rendait son dernier souffle.
Son décès ne sera pas le plus médiatisé de l’année 2025. Cependant, sa symbolique n’en demeure pas moins forte. Il demeure, à ce jour, le seul réalisateur africain à avoir reçu la Palme d’Or. Son œuvre est considérée comme la première grosse production algérienne. Enfin, il est de ces individus dont la mort fera la légende, à l’image du personnage principal de son long métrage.
Tout comme ce dernier, Mohammed Lakhdar-Hamina a guidé son pays vers une révolution. Avec le peu d’armes qu’il avait à sa disposition, il a préservé la mémoire de son peuple. Néanmoins, contrairement à Ahmed, Mohammed Lakhdar-Hamina a pleinement vécu les conséquences de son œuvre.
