Le film Eleanor The Great a été présenté cette année pour la première fois au Festival de Cannes, dans la sélection « Un Certain Regard ». Ce premier long-métrage de Scarlett Johansson en tant que réalisatrice a marqué les esprits par son ton à la fois drôle et émouvant.
Mais qu’est-ce que ça raconte ?
Ce film raconte l’histoire d’Eleanor Morgenstein, 94 ans, qui vient de perdre sa meilleure amie avec qui elle partageait sa vie en Floride depuis 11 ans. Pour prendre un nouveau départ, elle s’installe à New York chez sa fille et son petit-fils. Dans cette nouvelle vie, Eleanor s’inscrit à des activités au Centre Communautaire Juif local. Par un concours de circonstances, elle rejoint un groupe de parole de survivants de la Shoah. Bien qu’elle ne soit pas elle-même rescapée, elle s’invente un passé inspiré de l’histoire de son amie disparue, ce qui va bouleverser son quotidien et ses relations, l’amenant a se lié d’amitié avec une jeune étudiante de NYC University.
Ce que j’en ai pensé :
Je dois dire que, lorsque j’ai appris la sortie d’un film réalisé par Scarlett Johnson j’ai été un peu sceptique. Connue pour ces talents d’actrice, je ne savais pas si elle n’allait pas me décevoir avec ce film, mais je dois dire que j’ai été agréablement surprise.
Dans ce film, Scarlett Johansson alterne habilement entre comédie et émotion. On rit beaucoup, notamment grâce à l’interprétation pleine d’esprit de June Squibb, mais on est aussi touché par les personnages et leurs situations. (J’ai moi-même essuyé une larme pendant certains passages du film …)
Le rythme du film est parfaitement maîtrisé : on ne voit pas le temps passer et l’on ressort de la salle avec le sentiment d’avoir partagé un bon moment ou on ne s’est pas ennuyé (et ceux, même après avoir déjà vu trois films dans la même journée …)
Le scénario sort sans aucun doute des sentiers battus apportant un peu de fraicheur. Le film propose un regard neuf sur la vieillesse, sans jamais tomber dans la caricature ou le pathos.
Pour moi, Eleanor The Great met en valeur la vieillesse comme rarement au cinéma. Le personnage principal est loin des clichés habituels : elle est indépendante, drôle, parfois maladroite, mais toujours profondément humaine. Elle sait reconnaitre ces torts et apprend au côté des autres. Le film offre ainsi une représentation moderne et bienveillante des seniors, la ou pendant longtemps les seniors était reléguée au simple rôle de grand-parent.
Prévu pour une sortie en France au printemps, je recommande de le voir entre amis ou en famille si vous avez envie de passer un bon moment sans prise de tête et découvrir le talent de Scarlett Johansson derrière la caméra.
