Rencontre avec Mads Mikkelsen #2 : Les secrets de tournage

Le 26 mai 2022, le Festival de Cannes a invité le comédien danois Mads Mikkelsen pour une rencontre avec le public. La parole a été laissée à l’audience pour une séance de questions/réponses. De nombreuses questions très variées ont été posées à l’acteur. Finalement, a-t-on réellement besoin de rappeler qui est Mads Mikkelsen ? Il nous le dit lui-même dans cette interview. 

Après nous avoir parlé de son métier de comédien dans l’article #1, Mads Mikkelsen, revient sur plusieurs tournages sur lesquels il a eu la chance de travailler. Hannibal, Les animaux fantastiques, Drunk, ou encore le prochain Indiana Jones… voici de nombreuses anecdotes pour ravir les fans !

Pour CLAP8, j’ai sélectionné quelques questions, que j’ai retranscrites et traduites (de l’anglais vers le français) ci-dessous.

 

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Rencontre avec Mads Mikkelsen #1 : Les ficelles du métier de comédien

Nous entrons dans la salle de cinéma. Nous nous apprêtons à assister à un événement singulier. Ce sera peut-être une occasion unique dans notre vie. La salle est remplie. Il y a un brouhaha ambiant, et l’excitation se fait ressentir. Son nom est écrit en énorme sur l’écran. Il arrive bientôt… 

Le 26 mai 2022, le Festival de Cannes a invité le comédien danois Mads Mikkelsen pour une rencontre avec le public. Animée par Didier Allouch, il prit tout d’abord les devants pour introduire le rendez-vous et chauffer la salle. Puis, la parole a été laissée au public pour une séance de questions/réponses. De nombreuses questions très variées ont été posées à l’acteur.

Pour CLAP8, j’ai sélectionné quelques questions, que j’ai retranscrites et traduites (de l’anglais vers le français) ci-dessous. 

Finalement, a-t-on réellement besoin de rappeler qui est Mads Mikkelsen ? Il va vous le dire lui-même dans cette interview. Un tonnerre d’applaudissements pour Mads Mikkelsen ! 

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Focus sur la cérémonie de clôture « un certain regard »

Inaugurée lors de la 31e édition du Festival de Cannes, la section Un Certain Regard, met en avant des films originaux et les futurs Talents du cinéma français et international. Depuis 1998, les films de la section sont mis en compétition et évalués par un jury de 5 professionnels du cinéma. Cette année, l’actrice, productrice et réalisatrice italienne Valeria Golino était la présidente du jury. À ses côtés, l’actrice polonaise Joanna Kulig, la réalisatrice américaine Debra Granik, l’auteur-compositeur et interprète Benjamin Biolay et l’acteur et producteur vénézuélien Édgar Ramírez. 

Avec l’équipe Clap8, nous avons pu assister à la cérémonie de clôture suivie de la projection du film ayant reçu le prix Un Certain Regard. 

 

« Notre section Un Certain Regard avait une exceptionnelle sélection cette année, ce qui a rendu le travail du jury très intéressant, mais très difficile. Nous ne pouvons pas décerner un prix à tous les films, néanmoins, ils ont tous eu un impact signifiant sur nous. Ces 20 films étaient un tour de force de talents, de puissantes performances, et d’inspirantes cinématographies. L’écriture, le courage, et la bravoure montrés en s’intéressant à la survie et à l’existence, dans notre présent et notre passé, ne peuvent être ignorés : BRAVO » – Valeria Golino

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Les métiers de l’ombre du 7ème art

Par Lisa Sada

Pendant le Festival de Cannes, acteur.rices, réalisateur.rices et scénaristes sont mis à l’honneur, tandis que d’autres professionnels du cinéma restent très souvent en arrière-plan. Son, lumière, décors, costumes, maquillage et montage, chacun de ces éléments sont tout aussi importants les uns que les autres pour faire d’une œuvre cinématographique une œuvre complète et unique.

Son & Lumière, les piliers d’un film

Le son
Titanic, E.T, Le Roi Lion… En lisant ces titres, vous avez peut-être une mélodie qui vous vient en tête. Et c’est normal, car des milliers de films doivent une partie de leur reconnaissance à leur bande son, et beaucoup sont aujourd’hui cultes grâce à leur musique. Si des récompenses sont remises aux musiciens lors de grandes cérémonies telles les Oscar aux États-Unis et les César en France, les professionnels du domaine ne sont pas pour autant toujours reconnus pour le travail qu’ils fournissent.
Si le nom de Charles L. Campbell ne vous dira probablement rien, il est pourtant celui qui est derrière la musique d’énormément de films cultes : La trilogie de Retour vers le futur, Qui veut la peau de Roger Rabbit, Hook ou encore Arrête-moi si tu peux. Ces films aussi cultes les uns que les autres le sont d’autant plus que leur bande son l’est aussi, et n’auraient pas eu le même écho sans elles.
Leur travail est assez délicat et compliqué, puisqu’il faut trouver l’accord parfait pour transmettre le plus d’émotions possible au spectateur. Suspens, action, chaque musique donne un rythme différent au film. Comme Charles L. Campbell, ce sont des millions de musiciens qui travaillent dur pour faire d’un film une œuvre complète, mais que l’on ne reconnaît pas encore assez.

La lumière
La lumière est aussi un élément primordial dans la construction d’un film. Jeux d’ombres, effets spéciaux… les professionnels de ce domaine doivent être capable de transmettre les émotions souhaitées. Dans Avatar de James Cameron, les effets de lumière ont une grande importance, et c’est Robert Legato qui s’en charge. La splendeur des effets spéciaux de ce film le rend encore plus impressionnant qu’il ne l’est déjà.

Décorateur, immersion dans d’autres époques

Quoi de mieux que d’être plongé dans un autre monde ou une autre époque le temps d’un film ? Le décorateur a entre ses mains toute l’ambiance d’un long-métrage, faisant de ce métier quelque chose d’aussi compliqué qu’essentiel. Pour les films d’époque se déroulant à une autre période de laquelle il est sorti, il faut être attentif au moindre détail et penser à tout. S’il s’agit d’un film dont l’intrigue se déroule dans les années 1980, il faut penser aux types de voitures, aux vêtements, aux magasins ou encore aux références. (affiches de films, musiques écoutées…)
Dans beaucoup de films, le spectateur est plongé dans le futur et non dans le passé. Si beaucoup d’entre eux se déroulent plusieurs milliers d’années après notre ère, on retient surtout le deuxième volet de Retour vers le futur, durant lequel Marty McFly est transporté en 2015. A la sortie du film, 2015 allait arriver dans une trentaine d’années. C’était donc au décorateur du film, Lawrence G. Paull, que revenait le rôle d’inventer tout un monde. Quels genres de voitures pouvait-il y avoir en 2015 ? Quelles technologies ? Bref, tout était à faire. Tout cela pour qu’au final, le 2015 du film ne ressemblait… pas vraiment au réel 2015.

Monteur, point final de la fabrication d’un film

C’est la touche finale. Qu’ils soient un, deux ou plus, les monteurs donnent un sens au film et permettent au spectateur de mieux comprendre certaines scènes. La manière de monter un long-métrage doit se montrer particulièrement efficace pour ceux qui se finissent sur un grand retournement de situation, comme c’est le cas des films Le Sixième Sens et Shutter Island.
C’est aussi le montage qui fait tout l’esthétisme d’un film, et c’est avec cela que l’on reconnaît les films d’un même réalisateur. Par exemple, les films de Christopher Nolan ont toujours des montages particuliers et similaires puisqu’ils alternent entre passé, présent et futur. Et c’est ce même type de montage qui fait des films de Nolan des films à succès.

Costumier et Maquilleur, les bonnes fées des comédiens

Costumier
Tenues excentriques ou de gala, costumes d’époque… La manière dont les protagonistes et les figurants sont vêtus dans un film donne plus de crédibilité à l’histoire racontée, et peut en dire beaucoup sur la personnalité de ces personnages fictifs. Ainsi, les stylistes présents sur tournage ont pour but de rendre les acteurs plus à l’aise, en leur attribuant un style vestimentaire qui colle avec le personnage qu’ils jouent. Beaucoup de films sont particulièrement remarquables et singuliers grâce au style d’un ou de l’ensemble des personnages, comme c’est le cas pour le live-action d’Alice au pays des Merveilles réalisé par Tim Burton et sorti en 2010. Dans ce film, le Chapelier joué par Johnny Depp est d’autant plus excentrique et perché que l’est son style. Colleen Atwood, styliste du film, a réussi à donner à ce personnage une image atypique grâce à sa crinière de cheveux oranges et ses tenues toutes aussi colorées et originales les unes que les autres.

Maquilleur
Si l’on poursuit avec le Chapelier d’Alice au pays des Merveilles, le maquillage du personnage est aussi important que ses tenues. Visage très pâle, joues roses et lèvres rouges, le Chapelier se distingue par sa folie. Et cette folie ne se retrouve pas simplement dans les dialogues établis par les scénaristes et le comportement à avoir dicté par le réalisateur mais aussi dans son maquillage. Le maquilleur a tout autant de travail que ceux qui s’occupent des costumes, de la lumière, ou du son.

Ce sont les petits doigts de fée des professionnels de l’ensemble de ces domaines qui rendent un film unique, culte, esthétiquement beau, et qui reste en mémoire.

Salam, un docu de paix

Nous l’avons connu à travers des musiques comme confessions nocturnes, Marine ou encore Jeune demoiselle. Elle criait dans ses textes, la haine, la rage et la peine d’une jeune femme incomprise. Dans les années 2000, Diam’s est la tête pensante du rap français. Dans ses paroles qui prônent « rébellion » et crient « injustice », des milliers de jeunes français se sont reconnus, identifiés et sentis compris.

Alors qu’elle est au sommet de sa gloire, Diam’s plonge dans un silence médiatique. Ce silence, elle l’explique, dans son documentaire Salam, co-produit avec Anne Cissé et Houda Benyamina, par la volonté de se retrouver. Diam’s ou Mélanie, nous livre dans ce récit à travers la Tanzanie, l’île Maurice et la France, la quête vers la paix qu’elle a entreprit en se convertissant à l’Islam.

« Les gens aiment bien dire qu’il faut tourner la page, moi j’aime bien dire que je ferme un livre pour en ouvrir un nouveau. »

Lorsqu’elle revient sur les traces de son passé et redécouvre les endroits où ses fans l’ont adoré, elle se confie sur le sentiment de tristesse qu’elle ressentait à chaque fois qu’elle quittait la scène. « J’attendais d’être mal pour écrire, c’est ce qui m’inspirait (…) Je me suis rendue compte que je chantais pour des gens qui étaient aussi tristes que moi. On était combien à faire semblant ? »

Sa reconversion a sauvé Mélanie, qui se confie, aux côtés de sa mère, sur les scarifications qu’elle s’infligeait. « C’est un statut pour lequel tu es censé être reconnaissant de tout avoir, la gloire, l’argent, la célébrité. Les gens commençaient à me demander pourquoi j’étais triste alors que j’avais tout. »

Lorsque Mélanie se convertit en prenant pour seul témoin Dieu lors d’un voyage à l’île Maurice, elle établit une liste des choses qu’elle doit entreprendre. Parmi celles ci : ouvrir une association, finir son dernier album et couper les liens avec les medias. Mais Paris Match en décide autrement, lorsqu’en 2008, le quotidien lui vole une photo intime, alors qu’elle sort d’une mosquée. Cette photo, qu’elle considère comme une entrave à sa vie privée, un vol, et qu’elle raconte avec beaucoup d’émotion, nous est tout de même narré avec beaucoup de sagesse.

« Les gens m’envoyaient des messages en me demandant pourquoi. Aujourd’hui je comprends mes admirateurs qui me détestaient. Je les pardonne. »

Mélanie n’a pas souhaité apparaître au Festival de Cannes, ce qu’elle nous a expliqué dans une courte vidéo diffusée avant l’avant première de Salam. Fondatrice de l’association Big Up Project qui vient en aide aux orphelins, elle s’épanouit aujourd’hui dans une vie loin des projecteurs.

« Salam, ça veut dire paix en arabe. Et j’espère que tout le monde la trouvera, comme je l’ai trouvée. »

Nous retenons de Salam un message de paix et de tolérance. Le documentaire et le parcours de Mélanie, nous invitent à nous interroger sur le rôle et l’impact des médias dans le processus de starification des artistes.

Le Bleu du Caftan, une leçon d’amour à l’état pur !

« N’ai jamais peur d’aimer » cette réplique de Mina résume toute la force du film et la beauté de l’amour. 

Si vous êtes à la quête d’un film passionnant, émouvant et poignant, Le Bleu du Caftan est celui que vous recherchez. Tout au long de ces deux heures, le spectateur suit Halime et Mina, un couple qui tient une boutique de Caftans au Maroc et qui sera rejoint par Youssef, un jeune apprenti qui partage la même passion pour la couture.

Durant le début de la projection, la réalisatrice Maryam Touzani insiste sur le fait que ce film représente l’amour de la transmission, le pouvoir de la loyauté et de l’amour pur. C’est exactement ces émotions que nous ressentons tout au long du film. En effet, Halime cache son homosexualité au monde extérieur mais est protégé par sa femme Mina, qui elle, est atteinte d’une maladie. 

Des multiples questions apparaissent tout au long du film, comment une femme peut-elle aimer un homme qui lui n’est attiré que par les hommes? Comment parler d’un amour pur puisque l’un joue un rôle ? C’est ce qui fait la beauté de ce film, la fidélité et la loyauté du couple nous émeut du début jusqu’à la fin. Un amour sincère qui, malgré ce que l’on peut prédire, est plus fort que tout. 

Outre l’histoire bouleversante et le jeu des acteurs, le film est une aventure artistique en lui-même. Les décors traditionnels, la culture marocaine et la musique posent le contexte du film et apportent une forte chaleur au film et à l’histoire. 

Le Bleu du Caftan, est un film rempli de tolérance, d’amour et d’émotion.

L’ACID présente sa sélection !

Par Pénélope Picard et Sara Nadjem

 

Rencontre avec Ina Seghezzi pour présenter la sélection Acid Cannes 2022.

Ina Seghezzi est une documentariste dont les courts et les longs-métrages sont régulièrement sélectionnés dans des festivals internationaux (Cinéma du Réel, FIDBA, FIFDH, Doc Outlook Nyon, Festival international du cinéma d’Alger…). Adhérente de l’Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion, elle était membre du groupe des cinéastes sélectionneurs de l’Acid Cannes cette année. Nous lui avons posé quelques questions pour connaître les dessous de la sélection.

Bonjour Ina, vous êtes membre du groupe qui a bâti  la sélection cannoise de l’Acid cette année, pouvez-vous nous expliquer comment est composée cette “équipe” ?

Bonjour ! Ce sont 15 cinéastes qui sont chargés de choisir les films. Nous sommes des adhérents de l’association Acid, choisis à tour de rôle, année après année. Parmi eux, nombreux sont les cinéastes dont les films ont été sélectionnés lors des années précédentes. Effectivement, tous les cinéastes sélectionnés signent une charte et sont invités à  intégrer  l’association et devenir adhérent de l’Acid.

Comment se déroule la sélection ?

Plus de 400 films ont été inscrits chaque année entre début janvier et fin mars. Une présélection est effectuée au fur et à mesure par des sous-groupes dès la réception des films pour réduire le panel. Les films présélectionnés sont visionnés par tout le monde. Puis vient la délibération début avril qui mène à ce choix de 9 films !

Avez-vous des critères de sélection précis ?

La particularité de la sélection ACID est qu’elle n’a pas de direction artistique à la tête du comité de programmation. Les 15 cinéastes programmateurs sont à égalité et le choix des films se fait dans un esprit de soutien aux films, afin de donner une visibilité à des films indépendants qui nous enthousiasment et que nous accompagnons  par la suite lors de leur sortie en salles. Pour qu’un film puisse être sélectionné, il faut qu’un certain  nombre de cinéastes se portent garant pour soutenir le film. Le choix se fait donc par coup de cœur pour un film, uniquement sur des critères cinématographiques. Les choix sont chaque année sujets à de longues discussions car évidemment il y a bien plus que 9 films que nous aurions envie de sélectionner.

Certaines règles doivent tout de même être respectées. Tous les films doivent faire l’objet d’une première française. Il arrive que des films aient été sélectionnés et projetés dans d’autres festivals, ailleurs dans le monde, la première mondiale n’est pas une condition sine qua non. Un des éléments cruciaux est que la sélection à l’Acid puisse aider à ce que le film trouve un distributeur. L’équipe permanente de l’Acid fait un grand travail en direction des distributeurs et aussi des exploitants pour les inciter à voir les films à Cannes.

La sélection est constituée de  documentaires et de fictions, représentées presque à égalité, avec une petite majorité de fictions. De même, sur les 9 films sélectionnés, 6 au moins doivent être français. Il n’y a pas de critère concernant les premiers films, les réalisateurs peuvent avoir réalisé plusieurs films auparavant.

Vous recevez beaucoup de films étrangers ?

Nous recevons de plus en plus de films étrangers, bien  plus que la moitié, depuis quelques années un grand nombre de pays comme la Chine et le Japon, mais aussi l’Amérique du Sud par exemple. Le choix de ces films est difficile, la qualité des films est élevée et il n’y a, comme je l’ai déjà mentionné, que 3 places pour eux dans la sélection.

Le fait que nous soyons tous des cinéastes en activité avec nos différents regards, apporte une vraie diversité au sein de la sélection.

Une fois la sélection faite, comment sont mis en avant les films durant le festival de Cannes ?

Lors du festival de Cannes, chaque journée est dédiée à un film. Il y a une projection le matin et une le soir. Elles sont ouvertes à tous et accompagnées d’un débat, en présence de l’équipe du film. Nous accueillons beaucoup d’exploitants lors de ces projections afin qu’ils puissent déjà se positionner pour une future sortie du film.

Et après ?

Il y a une reprise de la sélection cannoise dans les cinémas partenaires de l’Acid en France. Ça commence dès septembre au cinéma Le louxor à Paris ! Durant ces projections, les cinéastes sont présents pour accompagner le film et débattre avec le public. Pendant et après Cannes, l’Acid accompagne les films dans les différentes étapes de diffusion, c’est-à-dire la recherche de distributeur, la promotion, la programmation et l’accompagnement dans les salles de cinéma partenaires, les festivals et autres lieux culturels partenaires dans le monde.

Merci Ina !

Merci à vous, et n’hésitez pas à aller visionner les films Acid lors du festival ou au moment de leur sortie en salle !

 

La sélection Acid Cannes 2022

  • 99 moon de Jan Gassmann
  • Atlantic bar de Fanny Molins
  • La colline de Denis Gheerbrant et Lina Trismova
  • Grand Paris de Martin Jauvat
  • How to save a dead friend de Marusya Syroechkovskaya
  • Jacky Caillou de Lucas Delangle
  • Magdala de Damien Manivel
  • Polaris d’Ainara Vera
  • Yamabuki de Juichiro Yamasaki

 

Focus sur les Jeunes Ambassadeur.e.s

L’Acid a à cœur d’inclure les jeunes spectateurs dans sa mission de diffusion du cinéma indépendant. C’est pour cela qu’elle s’est entourée de Jeunes Ambassadeurs, des cinéphiles portant un regard nouveau sur les œuvres et la manière de les visionner. Ils sont conviés à des séances spéciales et des rencontres professionnelles au sein desquelles de nombreux cinéastes de l’Acid interviennent. Les JA ont pour rôle de communiquer sur les films de la sélection en organisant des événements et en rédigeant des critiques.

Chaque nouvel.le ambassadeur.e est le.a bienvenu.e donc n’hésitez pas à les rejoindre !

Le Festival de Cannes engagé pour un avenir durable

Le nouveau rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) publié de 4 avril 2022 est formel : l’humanité doit réduire drastiquement sa dépendance aux énergies fossiles et limiter le réchauffement climatique le plus rapidement possible. La sonnette d’alarme est tirée, il convient maintenant d’agir ! 

Une étude d’Ecoprod publiée en 2020, a révélé que le secteur de l’audiovisuel et du cinéma en France rejetait 1,7 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère chaque année.

Ecoprod est une Association Loi 1901, à but non-lucratif et reconnue d’intérêt général, qui a vocation à assurer la mobilisation des professionnels du secteur audiovisuel dans la transition écologique du secteur.

Alors, premier événement culturel mondial, il était impossible pour le Festival de Cannes de passer à côté des problèmes environnementaux menaçant notre monde. 

©Festival de Cannes
©Festival de Cannes

Dès son édition 2021, le Festival a mis en place des actions environnementales concrètes. Avec pour ambition de repenser intégralement sa manière de produire, RÉDUIRE et AGIR sont devenus les maîtres-mots du Festival. Les problématiques prioritaires qu’il souhaite traiter concernent les émissions carbone et la gestion des déchets. Ainsi, les transports, les impressions papier, le tapis rouge et la moquette, ou encore la restauration ont été passés au crible pour trouver des solutions durables ou des alternatives. De nombreuses actions ont déjà été mises en place.

La suppression totale des bouteilles d’eau en plastique à la quinzaine des réalisateurs, est un énorme pas en avant qui permet de réduire considérablement la production de déchets plastiques. Effectivement, les chiffres étaient faramineux, avec plus de 22 000 bouteilles en plastiques distribuées en 2019. Dorénavant des fontaines à eau sont mises à disposition dans les différents espaces du Festival. Alors veillez à ne pas oublier votre gourde !

De plus, à l’heure où tout se digitalise, le Festival de Cannes se met à la dématérialisation, ce qui lui permet de baisser de 79% le poids de ses impressions. Certes, le programme officiel du Festival de Cannes version papier va nous manquer, mais il n’y a pas de petits sacrifices lorsqu’il faut sauver la planète !

Les partenaires officiels se sont aussi impliqués en décidant d’accompagner le festival dans sa démarche. Entre autres, le festival devrait ainsi être équipé d’une flotte de véhicules 100% électriques ou hybrides pour sa 75e édition.

Enfin, une contribution environnementale a été mise en place en 2021 auprès de tous les accrédités. Cette somme de vingt euros HT, à régler immédiatement après avoir demandé une accréditation, a pour but de compenser les émissions imputables au voyage et à l’hébergement des accrédités. Cette disposition inédite a permis au Festival de Cannes de récolter 515 189 euros HT en 2021. Une somme qui fut entièrement reversée à six projets environnementaux (locaux, nationaux et internationaux). Toutefois, si l’on admire cette initiative, savoir à l’avance dans quels types de projets notre argent sera investi, éviterait d’avoir l’impression que l’accréditation est devenue payante, alors qu’il n’en est rien. 

La cause est noble, et l’enjeu est majeur pour notre avenir. L’initiative du Festival de Cannes est vitale et c’est le fruit de cet effort collectif qui permettra de faire perdurer durablement le Festival ! En espérant que la grande notoriété de l’événement fasse écho à d’autres festivals et crée davantage de mobilisation dans l’industrie audiovisuelle.

Nouveau Prix French Touch du Jury pour la 61e édition de la Semaine de la Critique

Le « Prix French Touch du Jury » complète cette année les six autres distinctions remises par la section. Le Jury composé de Valeria Golino (Présidente), Joanna Kulig, Benjamin Biolay et Édgar Ramirez récompensera l’originalité et la prise de risques des cinéastes émergents de cette 61e édition de la Semaine de la Critique.

© La French Touch

Ce nouveau prix doit son nom au mouvement French Touch dont la philosophie selon Ardavan Safaee, ambassadeur de la French Touch, est de « promouvoir nos talents et nos sociétés dans le monde entier » ainsi que présenter la France « comme terreau de financement, un pays qui fédère tous les talents ». La French Touch s’associe donc cette année à la Semaine de la Critique pour soutenir les jeunes talents de la sélection.

La sélection 

Compétition 

Longs Métrages

  • Aftersun de Charlotte Wells (1er film)   
  • Alma Viva de Cristèle Alves Meira (1er film)
  • Dalva d’Emmanuelle Nicot (1er film)
  • La Jauría d’Andrés Ramírez Pulido (1er film)
  • Nos cérémonies de Simon Rieth (1er film)
  • Tasavor (Imagine) d’Ali Behrad (1er film)
  • Metsurin tarina (The Woodcutter Story) de Mikko Myllylahti (1er film)

Courts métrages

  • Canker de Lin Tu
  • Las criaturas que se derriten bajo el sol (Les créatures qui fondent au soleil) de Diego Cespedes
  • Cuerdas (Chords) de Estibaliz Urresola Solaguren
  • Dang Wo Wang Xiang Ni De Shi Hou (Will You Look At Me / Regarde-moi) de Shuli Huang
  • Ice Merchants de João Gonzalez
  • It’s Nice In Here de Robert-Jonathan Koeyers
  • Nisam je stigao voljeti (I Didn’t Make It To Love Her) de Anna Fernandez De Paco
  • Sur le trône de Xerxès de Evi Kalogiropoulou
  • Raie Manta de Anton Bialas
  • Swan dans le centre de Iris Chassaigne

Séances spéciales

Film d’ouverture

  • When You Finish Saving The World de Jesse Eisenberg

Longs métrages

  • Gouttes d’Or de Clément Cogitore
  • Tout le monde aime Jeanne de Céline Devaux

Courts métrages

  • Amo de Emmanuel Gras
  • Hideous de Yann Gonzalez
  • Scale de Joseph Pierce

Film de clôture

  • Da-eum-so-hee (Next Sohee) de Jung July

Un Certain Regard 2022 : Une sélection riche !

Pour cette 75e édition, c’est le film Tirailleurs qui inaugurera la section Un Certain Regard. Ce long-métrage est un hommage aux tirailleurs sénégalais, combattants de la Première Guerre mondiale. 

Marie-Clémence David © 2022 – Unité – Korokoro – Gaumont – France 3

Mathieu Vadepied mettra en scène Omar Sy dans le rôle d’un père qui s’engage dans l’armée française en 1917 pour retrouver son fils qui y a été intégré de force, donnant la réplique à Alassane Diong et Jonas Bloquet.

Un second hommage sera rendu parmi les films sélectionnés, à Gaspard Ulliel qui interprétera son ultime rôle au côté de Vicky Krieps. Réalisé par Emily Atef, Plus que jamais sera sa dernière participation sur grand écran que pourront découvrir festivaliers et cinéphiles cette année.

Riche en diversité

Pour cette nouvelle édition, ce sera notamment l’occasion d’accueillir les 8 premiers films de 10 réalisateurs dont Les Pires de Lise Akoka et Romane Guerret, Metronom de Alexandru Belc, Plan 75 de Chie Hayakawa, War Poney de Riley Keough et Gina Gammell, Bachennya Metelyka de Maksim Nakonechnyi, Harka de Lotfy Nathan, Rodéo de Lola Quivoron, Joyland de Saim Sadiq.

Une programmation diversifiée et multiculturelle où seront mis à l’honneur la France, la Roumanie, le Japon, Les Etats-Unis, l’Ukraine, la Tunisie et le Pakistan.

Riche en retrouvailles

La croisette aura le plaisir de retrouver Davy Chou avec Retour à Séoul, Ariel Escalante Meza qui accompagnera Domingo y la Niebla (Domingo et la brume), Hlynur Pàlmason pour son film Vanskabte Land et Agnieszka Smoczynska avec The Silent Twins. Tous les quatre sélectionnés lors de la Semaine de la Critique les années précédentes, feront cette année partie de la section Un Certain Regard.

Deux autres réalisatrices présenteront pour cette 75e édition,  Maha Haj avec son film Mediterranean fever et Maryam Touzani pour son film Le Bleu du Caftan, toutes les deux déjà sélectionnées dans la section un Certain regard en 2016 et en 2019.

Riche en rencontres

Les festivaliers auront l’honneur d’accueillir quatre formidables réalisateurs qui n’en sont pas à leur coup d’essai en matière de réalisation. Parmi eux seront présents Emin Alper avec son film Kurak Günler, Kristoffer Borgli avec Sick Of Myself, Marie Kreutzer et son film Corsage et enfin Thomas M Wright qui présentera The Stranger pour cette 75e section Un Certain Regard.