Once Upon a Time in… Cannes

Once Upon a Time in… Cannes

Quentin Tarantino à Cannes - Photo Patrice Lapoirie
Après « Inglourious Basterds » et « Django Unchained », c’est dans un vibrant hommage à l’industrie du rêve que Tarantino s’approprie l’histoire et la revisite à l’écran.

 

« J’aime le cinéma. Vous aimez le cinéma. »,

c’est ainsi que débute la lettre ouverte que le réalisateur Quentin Tarantino a diffusé sur les réseaux sociaux.

Je suis très heureux d’être à Cannes pour montrer Once Upon A Time In Hollywood avec le public du festival. Les acteurs et l’équipe ont travaillé dur pour créer quelque chose d’original, et je demande juste que tout le monde évite de révéler quoi que ce soit qui empêche les futurs spectateurs de vivre la même expérience devant le film ».

 

Dans une narration décousue, à l’ère des mouvements hippies et des ignominies de la communauté Manson, il nous conte le récit d’un acteur médiocre d’une série télévisée de western en quête de sa reconnaissance d’antan.

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Cannes en Vrac !

                                                        Cannes en Vrac !

Le festival de Cannes c’était des strass et des paillettes ajoutés à du glamour mijoté avec amour. C’était de la passion, des polémiques, des coups cœurs et aussi beaucoup de crampes il faut l’avouer.(File d’attente oblige) Les risques du métier direz-vous. Tarantino, Di Caprio, Alain Delon, Xavier Dolan, Brad Pitt et j’en passe, autant dire qu’il y avait du beau monde à l’affiche. De la vedette sur la Croisette, allez une petite rime pour la frime et aussi parce qu’on déprime tous d’être rentré à la maison. Que Retenir de cette quinzaine si ce n’est le triomphe de « Parasite », les remous provoqués par « Mektoub my love » ou bien la bonne surprise que fut « Les Misérables ». En dépit de quelques courbatures et petits coups de soleil ce fut une édition mémorable qui fit honneur à la belle et longue histoire du cinéma. 

PS: Et pour répondre à la question que vous vous posez tous, oui le tapis rouge est plutôt agréable à fouler mais il ne vaut sûrement pas celui de Mamie !

It Must Be Better Than Heaven

It Must Be Better Than Heaven

Quand nous sommes arrivés à Cannes, nous avons laissé une chance à la ville de se présenter.

La première impression qui a imprégné ma rétine était bien naturellement la mer. Mais aussi cette ville maritime, qui s’anime une fois par an, lorsque son coeur bat au rythme du cinéma.

Normalement, elle ressemble plutôt à ça :

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Cérémonie Un Certain Regard « Une sélection éclectique »

Cérémonie Un Certain Regard « Une sélection éclectique »

Avant le palmarès de la compétition officielle, le jury d’Un Certain Regard a remis ses prix le mercredi 29 mai. Cette année, le jury accueillait Marina Foïs. L’actrice nous a livré ses impressions sur la sélection.

Cérémonie Un Certain Regard (crédit : Louna Boulay)

 

C’est un tout autre rôle, qu’endosse la réalisatrice et actrice libanaise Nadine Labaki, cette année. Prix du jury du Festival de Cannes 2018 pour « Capharnaüm », elle préside pour cette 72e édition, le jury d’Un Certain Regard.
Le réalisateur belge Lukas Dhont, Caméra d’Or 2018 pour « Girl » ; le producteur allemand Nurhan Sekerci-Porst ; le réalisateur argentin, Lisandro Alonso et l’actrice Marina Foïs composent également le jury. « Il faut que le palmarès soit aussi éclectique que la sélection. Pour moi la diversité et la mixité, ce sont des valeurs suprêmes » nous a confié l’actrice française.

Le film récompensé est « La Vie invisible d’Eurídice Gusmão » du cinéaste brésilien Karim. « Viendra le feu » d’Oliver Laxe , s’est vu remettre Le Prix du Jury.

L’actrice française Chiara Mastroianni a obtenu le prix d’interprétation pour « Chambre 212 » de Christophe Honoré. « Je suis heureuse qu’on récompense une actrice comme Chiara, pour son parcours et ce qu’elle représente dans ce métier de vie d’actrice. Ce n’est pas une instagrameuse ni une blogueuse. Elle a un rapport particulier avec Honoré, c’est une co-création. Ça a beaucoup de sens pour moi qu’elle a ce prix.«  a commenté Marina Foïs.

Le réalisateur russe Kantemir Balagov s’est vu remettre le prix de la mise en scène pour « Une grande fille ». Quatre autres films ont été honorés, « Liberté » d’Albert Serra a reçu le prix spécial du jury. Tandis que « La Femme de mon frère » de Monia Chokri et « The Climb » de Michael Angelo Covino étaient deux coups de cœur partagés. Pour finir, une mention spéciale été accordée à « Jeanne » de Bruno Dumont.

Marina Foïs, membre du jury de la section « Un certain regard » à Cannes (crédit : Louna Boulay)

 

 

 

Nina Wu : femme instrument

Nina Wu : femme instrument

Présentée dans la compétition un Certain Regard, Nina Wu est une de ces bonnes surprises que l’on attend spécialement du Festival de Cannes. Une critique politique sur la concupiscence des réalisateurs et producteurs de cinéma pour leurs actrices, dans lequel le réalisateur Midi Z décide de lever le voile sur un sujet sensible et ô combien actuel. Un film noir, souvent rouge, menant au syndrome de Stendhal pour certain.e.s, infligeant une bonne tape derrière la tête à d’autres.

Nina Wu est une modeste jeune femme de la campagne taïwanaise dont l’ambition absolue est de devenir actrice. Cantonnée à des rôles de figurante et des spots publicitaires, elle est aussi contrainte d’officier comme playmate en ligne. Dans ces appels vidéos groupés, elle se métamorphose pour correspondre aux fantasmes de ses clients, premier stigmate de la femme instrument. Un coup de téléphone de Mark, son agent, sonne le glas des petits boulots. Nina est retenue pour une audition, un long-métrage avec un rôle important à la clé. Se déploie alors un récit d’exploration, à l’image de la première scène et de son travellingavant tumultueux, où un train navigue dans de sinueux couloirs de métro. Cette séquence symbolise le voyage pénible et mouvementé, semé d’abus, que doit entreprendre une femme si elle se destine à l’industrie du cinéma. Elle image peut-être même la vie de ces jeunes femmes de campagne dont les ambitions débordantes constituent un atout de pouvoir notable pour leurs exploitants. Mais cela incarne surtout l’intériorité d’une Nina Wu menée à la baguette, ne voyant pas le bout du tunnel.

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Une expérience immersive déconseillée aux âmes sensibles

Une expérience immersive déconseillée aux âmes sensibles

 

Avant de condamner le film “Mektoub, My Love: Intermezzo”, qui a suscité énormément de polémique lors son avant-première au Festival de Cannes, il faudrait prendre en compte que le film que nous avons eu l’occasion de voir n’est pas un film complétement fini. En ce moment, ce film se trouve encore devant un travail technique de postproduction. Comme l’avait dit Louise Wessbecher dans son article pour Huffingtonpost, le film tel qu’il nous est montré au Festival de Cannes, n’est sûrement pas celui que nous allons voir lors de sa sortie en salles.

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Le Festival de Cannes ça vous gagne

Le Festival de Cannes ça vous gagne

Cannes, un festival, du soleil, de la foule, des journalistes et surtout du cinéma à la pelle jusqu’à perte de vue. La Croisette respire et vit littéralement au rythme de la quinzaine. Une quinzaine durant laquelle le cinéma est roi et prend le pas sur tout le reste. Jour après jour ça vous prend, ça vous gagne et votre quotidien s’en ressent largement. Vos journées ne tournent qu’autour de cela. Vous vivez, mangez, dormez, rêvez et méditez même cinéma. La journée à peine achevée, vous préparez déjà votre journée du lendemain à la minute près en théorisant sur toutes les combinaisons possibles et imaginables de programmation et rebelote les soirs suivants. Sans oublier de discuter longuement sur les films du jour entre vos coups de cœur et vos déceptions. Vos discussions ne tournent qu’autour de ça et bien malgré vous, vous devenez un critique et cinéphile hors pair le temps de votre séjour. Votre estomac subit même les caprices de ces longues files parfois interminables. Votre sommeil dans la semaine se réduit au fur à mesure que les films s’enchainent.

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Summer of Changsha – Liu Yu Tian : Décousu Main

Summer of Changsha – Liu Yu Tian : Décousu Main 

Cette année à Cannes, les films construits de manière binaires, voir dichotomiques comme Nina Wu, ou Parasite, n’ont pas manqués de marquer les festivaliers. Sélectionné au sein d’Un Certain Regard, Summer of Changsha de Zu Feng, moitié polar noir, moitié drame social, ne dérogera pas a la règle sans pour autant ravir l’ensemble de ses spectateurs.

L’inspecteur Bin, interprété par le réalisateur Zu Feng, cherche à quitter ses fonctions policières, mais la procédure s’éternisant, celui ci va se retrouver a enquêter pour une dernière fois sur un sombre meurtre, dont le premier élément est un bras découpé abandonné sous un pont. Le voila donc amené à vivre un autre été à Changsha. L’intrigue se développe autour de l’enquête, de ses suspects, ses victimes, avec son lot de course poursuite et d’interrogatoires, et rythmé par des rebondissements purement policiers. L’auteur passe à coté d’un message politique qui aurait pu être porté a travers la police de Changsha, raisonnant sur l’ensemble de la Chine. Non, le film ne sera pas de cet acabit. Il s’en tiendra seulement a une introduction posant les bases de son énigme. 

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Palmarès 2019 de l’équipe CLAP 8

Palmarès 2019 de l’équipe CLAP 8

Voilà, la 72ème édition a pris fin ce samedi 25. L’équipe Clap 8 a aimé, adoré ou même détesté certains films. Ce qui est sûr, c’est que pour beaucoup certains films ne les ont pas laissés de marbre (on pense notamment au film brésilien « La vie invisible d’Euridice Gusmao). Chacun a son petit chouchou, ou sa surprise, mais trois films ressortent du lot et méritaient une palme (chose que ces trois films ont reçu). Le premier, c’est « Parasite » de Bong Joon-ho. Certains l’attendaient de pied ferme, d’autre n’en avaient quasiment jamais entendu parler, mais tout le monde est ressorti conquis. L’équipe a rigolé, a frissonné et a été captivée par cette pépite concoctée par le réalisateur coréen qui a d’ailleurs gagné la Palme d’Or. Le second est un film français, ça aurait pu être « Portrait d’une jeune fille en feu » mais Clap 8 a encore plus craqué pour « Les misérables » de Ladj Ly. Beaucoup en sont sortis choqués et le long-métrage se place comme le film français marquant de cette année. Le troisième est le film palestinien « It must be heaven », ode à la féminité pour certains et bijou humoristique pour d’autres. Elia Suleiman est reparti avec la Mention Spéciale, prix trop faible quand on voit le niveau du long-métrage.

Pour connaître le palmarès entier de l’équipe CLAP 8 : Palmarès Cannes