All is lost de J.C. Chandor

All is Robert Redford

Un homme seul au milieu de l’océan indien dont le bateau heurte un conteneur, tente de survivre. Voilà le speech assez classique de All is lost, pourtant le film est très impressionnant. La réalisation de J.C. Chandor est maîtrisée, même si il ne semble s’intéresser qu’à son acteur en oubliant l’environnement qui l’entoure. Toute l’histoire tient sur les épaules du majestueux Robert Redfort. Il ne prononce qu’une dizaine de mots durant une heure et demie. À chaque fois, que le spectateur est à se lasser, une nouvelle mésaventure s’abat sur « Our man ». Car c’est ainsi qu’il est crédité dans le générique de fin, on ne sait rien sur cet homme, ni sur sa famille, ni sur sa vie et ni pour quelle raison il est en mer. Le scénario a évité tous les travers pathos qui serait évident dans ce genre de situation. Tout ce qui intéresse le spectateur, c’est que le personnage survive. Une sorte d’Odyssée de Pi moins lyrique, mais pourtant beaucoup plus impressionnant. Tout passe par l’interprétation. Si le film avait été en compétition, Robert Redford aurait pu avoir le prix d’interprétation masculine (mais ce n’est que mon opinion). Le film vaut le détour, All is lost est un film qu’il faut voir pour la performance d’acteur de Redford, il nous rappelle au passage qu’il est encore un acteur d’exception.
On peut voir dans ce film une double métaphore, tout d’abord la place de Redford dans le cinéma américain et aussi celle d’une humanité écrasée par un milieu hostile, d’individus qui tentent de survivre dans un monde globalisé. (via le conteneur de chaussure qui détruit le bateau dès les premières secondes du film).

Nebraska : à 76 ans, Bruce Dern enfin récompensé !

Il y a une semaine je vous aurais simplement dit ceci : « Il est vrai, la comédie d’Alexander Payne n’aura probablement pas la palme d’or. Les diverses critiques lui accordent peu leurs faveurs, et un autre film semble être favori. Nous vous laissons découvrir ou deviner par vous-même ! » J’aurai ensuite fait un article sympathique sur l’histoire du film et le jeu des acteurs. Suivi d’un petit point sur le noir et blanc pour surplomber le tout. Oui, loin des beaux paysages, ce sont champs, fermes et autres campagnes désertes qui composent le cadre de l’œuvre. Cette nouvelle œuvre joue bien davantage sur l’esthétique que sur l’originalité de l’histoire.

Aujourd’hui, tout le monde s’en fiche un peu à vrai dire. Le film ne sera projeté dans les salles qu’en janvier 2014. Surtout que, chacun sait que la palme d’Or est revenue à La Vie d’Adèle. Entre les manifestations anti-mariage gays de dimanche et la première union civile homosexuelle aujourd’hui, double succès assuré ! Mais n’oublions pas les autres prix. Bruce Dern, incarnant le personnage principal, a reçu le prix d’interprétation masculine. A chacun son petit trophée doré. L’acteur de 76 ans est enfin récompensé. Sa carrière débute en 1960 avec La Fleur sauvage de Jack Roper. Les années s’écoulent, les petits rôles deviennent grands. Pour l’anecdote, il joue dans Gatsby le Magnifique de Tom Buchanan, sorti en 1973. L’œuvre fut réadaptée par Baz Lurhman cette année, projetée en ouverture et promue au festival de Cannes dans la catégorie hors-compétition. Pourtant, la seule récompense obtenue par l’acteur avant celle-ci fut l’Ours d’argent du meilleur acteur dans That Championship Season en 1983. Cela ne rajeunit pas notre Américain, qui joue de surcroît un vieillard acariâtre dans Nebraska.

Bruce Dern est le type même de l’ acteur complet. Il joue dans des films et des séries télévisées, à l’instar de Big Love,adaptation non aisée, contrairement aux idées reçues. Les différents rôles qu’il a interprétés s’avèrent complètement différents. En 1972, il incarne Long Hair Watts dans The Cowboys. Pourquoi ce rôle est un tournant dans sa carrière ? Il tue Le personnage de Will Andersen, incarné à l’écran par le célébrissime John Wayne, l’acteur cow-boy le plus respecté des Etats-Unis. Et dans le dos qui plus est ! What a shame !? En somme, de nombreux rôles de « méchants » lui seront proposés par la suite. Dans Nebraska, il est vrai, le personnage s’avère peu amène. Grincheux, l’acteur permet pourtant au spectateur de découvrir le passé du personnage, et sa bonté. Un personnage attachant, et une nouvelle découverte du jeu de l’acteur américain.

Si les rôles de psychopathes et de drogués le suivaient à la trace, c’est avec un large sourire, cette fois-ci sans animosité, que Bruce Dern a monté le tapis rouge cette année. Non présent lors de la remise des prix, on imagine la joie, le sentiment d’un complet accomplissement de soi et de sa carrière lorsqu’il prendra en main cette fameuse récompense.

Clémentine Billé

Inside Llewyn Davis de Ethan et Joel Coen

Gran Prix du Jury : Inside Llewyn Davis, voyage au coeur de l’univers musical folk de Greenwich Village

Si vous voulez passer un moment de détente entre amis en écoutant de la musique folk : allez-voir le nouveau film des Frères Coen « Inside Llewyn Davis » avec Oscar Isaac, Carey Mulligan et Justin Timberlake.
En recréant des rencontres entre différents musiciens de l’époque, les frères Coen nous transportent dans le milieu de la scène musicale folk anglaise des années 60.
Le film nous plonge une semaine dans la vie de Llewyn Davis, jeune chanteur de folk dans l’univers musical de Greenwich Village en 1961. Llewyn Davis lutte jour après jour face aux difficultés du métier de musicien pour gagner sa vie avec sa guitare qu’il emmène partout avec lui.
Dès les premières images du film, le spectateur est transporté par la voix de Llewyn Davis qui nous emmène découvrir son univers musical nous tenant en éveil durant tout le film. Les frères Coen manient encore une fois avec brio leurs acteurs dont le jeu s’harmonise parfaitement.
Oscar Isaac mène le film en interprétant avec une très grande justesse Llewyn. C’est un personnage attachant, mené par son rêve: celui de pouvoir vivre de sa musique à laquelle il dédie sa vie. Il se produit dans le même bar, plusieurs fois par semaine, où il retrouve sa bande d’amis. Le spectateur se sent proche de Llewyn qui se bat corps et âme pour sa passion.
Tous les ingrédients sont réunis pour arriver au final à un résultat plus que réussi. Les acteurs jouent juste, le scénario colle parfaitement à l’histoire, les lieux sont multiples, la musique, qui a une place primordiale dans l’histoire, nous plonge profondément dans la vie de Llewyn et son entourage.
Si ce film nous a autant plus c’est que les frères Coen ont su apporter les notes d’humour quand il le fallait, sans tomber dans la comédie, les situations en elles même sont drôles.
Inside Llewyn Davis se termine avec un petit clin d’œil à Bob Dylan qui fait lui aussi ses premiers pas dans le bar que fréquente Llewyn.
En une phrase, Inside Llewyn Davis est un film a aller voir ! Le spectateur, bercé par la voix d’Oscar Isaac qui interprète lui-même les chansons, ne s’ennuie pas un seul instant. Même si simple, l’histoire nous tient en haleine du début à la fin grâce à l’humour des personnages et des situations.
Et puis, pour finir en beauté : mention spéciale au chat du film Ulysse, sans qui ce film n’aurait pas lieu d’être.

Only Lovers Left Alive

De premier abord, il semble que ce film puisse ne pas intéresser tout le monde : il s’agit d’une histoire d’amour entre deux vampires (oui, ce genre on a déjà vu !).

Mais l’angle abordé permet un tout autre avis sur ce genre. La mise en scène des vampires est en fait un prétexte, pour parler de notre société de manière générale. Le réalisateur Jim Jarmusch nous place du côté des vampires, tel qu’est leur réalité, marquant ainsi un décalage avec les préoccupations des zombies – soit nous les humains.


Only lovers left alive n’est pas une simple copie de films préexistants mettant continuellement en avant des clichés sur les vampires. Les stéréotypes habituellement véhiculés ne sont ici pas « plaqués » sur le scénario d’une romance. Le réalisateur a su éviter les pièges. Les personnages sont ancrés dans leur monde mais surtout dans notre monde : au fur et à mesure du film, on redécouvre une vision de l’Histoire à travers les répliques des personnages. Les références sont nombreuses : elles enrichissent les dialogues entre les personnages, tout en apportant, de par leurs contextes, une touche humoristique au film.

Enfin, Only lovers left alive est un film profondément marqué par l’empreinte de son réalisateur. La première scène nous plonge déjà tendrement dans cet univers : on y découvre par une alternance de plans et sur fond musical les deux personnages, chacun dans un lieu différent (évitant là encore le piège du vampire dans un endroit exclusivement restreint et sombre et montrant l’universalité du propos du film).
Sous le regard de vampires, ce film vous apportera une nouvelle vision du monde dans lequel nous habitons. Outre un bon moment de culture, ce film est aussi un bon moment de drôlerie !

(sortie prévue le 5 décembre prochain)

Charlotte.

SEINE ST DENIS STYLE A CANNES – Villa Schweppes – 23/05/2013

La file d’attente est compact et les gens s’impatientent, ce soir c’est 1995, Cut Killer, Joey Starr et ces DJ’s à la Villa Schweppes! Pour rentrer, plusieurs missions vous sont proposées :

  • Faire la cannoise en suppliant les vigiles (10% de chance de rentrer)
  • Etre sur liste (50%)
  • Se faufiler dans un groupe de personnes qui rentrent (30%)
  • Connaître un Vip déjà dans la Villa (75%)
  • Inventer un nom en disant qu’on connaît Mr X. qui est en couple avec la cousine du patron (là, ça passe ou ça casse … 50%)

Véritable compétition entre ceux qui pourront passer, et les autres. Il faut tout tenter car c’est ici que ça se passe ? Mais pourquoi ?Il faut tout tenter car c’est ici que ça se passe …

La programmation ? Atout majeur de la Villa. Le chanteur M y a fait un concert, le groupe Moonkid, Kavinski, Acid Washed et même C2C …Et le matin ? Rendez-vous avec Marco Prince sur la plage de la villa.

Grosse publicité pour la marque Schweppes. Les organisateurs sont sévères sur les entrées, mais particulièrement professionnels avec leur clientèle. Heureusement, non ? Service à volonté sur toutes les boissons où les barmens prennent le temps de préparer un bon cocktail (le notre avait un goût tellement bon qu’on ne sait toujours pas s’il s’agissait de vodka ou de rhum, ou les deux ?)

Le lieu aussi donne son charme. De géants coussins noirs sont posés sur la terrasse pour s’écrouler d’ivresse. En journée, l’espace donne directement sur la plage privée. Dans la boîte, plusieurs bars sont à disposition. La scène, légèrement surélevée, permet une vraie proximité entre les artistes et le public.

Les célébrités aiment s’y rendre. On y croise le chic de la Croisette : les chroniqueurs du Grand Journal accompagnés de jolies plantes d’1m80, l’équipe du Studio Bagel ou encore Franck Provost (regardant amoureusement et aux premières loges Joey pendant toute la soirée )… Ca frime mais apparemment « Cannes c’est ça ! »

 

Joey Starr, sauvage sur scène a mis le feu. Critiqué et sûrement critiquable, le rappeur a retourné la Villa Schweppes en animant un show hip-hop. Nous, public agité étions trimballé de gauche à droite, de bas en haut … Son titre « Assassin de la police » (NTM) a été mixé à deux reprises. Cut Killer, comme a son habitude rend hommage à la ville de Paris en balançant « Ici c’est Paris ». Le temps de leur prestation, ils nous baladent dans leur univers. Bref, ils ont descendu toutes les paillettes de Cannes en s’imposant sur scène pendant plus de 3h. 1995 ? En passant les premiers, ils ont sûrement du être avaler par le jaguar et son équipe aussi brûlant que l’ambiance qu’ils ont mit ! Mais c’était une belle performance de deux générations de rappeurs ! La palme d’or des soirées privées hip-hop est attribuée à Joey Starr et son crew … Merci la Villa Schweppes pour cette soirée réussie !

Vous n’y étiez pas et vous voulez voir quelques vidéos ? Cliquer sur les liens suivants :

 

« J’ai toujours pas vu Pierre »

« J’ai toujours pas vu Pierre » voila la phrase que j’aurais le plus répété pendant le festival. En tant que fangirl invétéré et fière de l’être, j’ai passé mon temps à épier les diverses personnalités présentent sur la Croisette. Tout a commencé quand mercredi soir, j’ai regardé la web chronique « Le face à face » sur l’express.fr, où ils croissent par hasard Pierre. A ce moment là, mon cœur palpite, Pierre est à Cannes en même temps que moi. Mon objectif se fixe, il faut que je vois Pierre ! Il est venu sur la Croisette pour présenter son court-métrage, Pour le rôle, qu’il a réalisé dans le cadre des Talents Adami. Plus facile à dire qu’à faire.

Le problème est que ma journée était déjà toute tracée, et même si je suis une fangirl, je suis venu à Cannes pour voir des films et pas des stars. Donc je suis allée voir les films de la sélection, dont Nebaska. En sortant de cette projection, nous voyons un étrange attroupement, au début nous pensons que c’est la queue pour les toilettes, donc je reste. Quelques secondes plus tard, le service de sécurité, nous demande de libérer l’espace près du mur, nous nous exécutons en sortant nos appareils photos. « Ils arrivent ! », tout le monde est surexcité, nous allons LES voir. Et c’est ce qui arriva, le jury du 66éme festival de Cannes est passé au quasi complet devant nos yeux. Je peux vous dire que j’ai mis quelques heures à m’en remettre.
De plus, le dernier jour a été très prolifique, une photo avec John Hurt, un film des frères Coen en présence d’Alexander Payne et une ballade avec Mads Mikkelson dans les rues cannoises … D’accord, Mads Mikkelson, on l’a juste croisé dans la rue, mais laissez moi un peu rêver tout de même, parce la conclusion de toute cette histoire est que …
Je n’ai toujours pas vu Pierre !!!

La Realité de Jodorowsky

Un passé coloré et magique, rempli de questions, répression et une famille particulière, ces sont les souvenirs que le réalisateur Alejandro Jodorowsky évoque dans son film La Danse de la réalité qui a fait partie de la sélection de films de la Quinzaine des Réalisateurs qui s’est déroulée en parallèle de la 66ème édition du Festival de Cannes.

Le vieux Jodorowsky introduit le film et il est présent pendant toute l’histoire. Nous sommes accompagnés par le protagoniste pour découvrir son enfance qui a été marquée par un père communiste qui détermine fortement sa manière de penser, qui coupe son imagination et qui veut que son fils soit un « vrai homme ». Le petit Alejandro doit réussir des défis imposés par lui -comme aller chez le dentiste et ne pas utiliser l’anesthésie-, pour le rendre heureux. La relation avec son père est un mélange entre admiration, peur et amour.

Mais la plus forte dans la famille doit être sa mère, qui chante tout ce qu’elle dit et qui pense son fils comme la réincarnation de son propre père. Elle maintient la famille unie au travers de la religion et la foi, ignorées par le père. Elle sera la protection du petit Alejandro et la force pour le père quand il aura des problèmes.

La vie dans ville de Tocopilla c’est un extrait de l’histoire et la réalité de Chili et ses habitants, et c’est la preuve de comme ils ont vécu la dictature, d’un point de vue économique ainsi que social. Dans un descente, par exemple, il y a un groupe de personnes qui marchent ensemble et tous sont habillés en noir. Ils représentent les pestes, la pauvreté et l’oubli du peuple Chilien dans cette période.

Pour cette raison, le film est aussi une excuse pour raconter la vie et l’ambiance politique d’un pays qui avait hâte d’un changement définitif. La Danse de la réalité contraste la vision imaginative d’un enfant avec la rudesse du reste du monde qui détermine la réalité.

Le Passé, une question de temps ? Un deuxième avis

Le passé, ou l’histoire ordinaire d’une famille vivant en banlieue ? Vue sur le RER, maison modeste et en désordre ainsi qu’une ambiance calme forment le cadre de l’action. Mais ici, règne davantage un calme pesant qu’apaisant. En réalité, le poids n’est pas tant dû au lieu qu’à l’univers prégnant au sein de la famille. Ai-je dit le mot famille ? Peut-on nommer ces personnes ainsi ? A titre d’illustration, autour du personnage principal incarné par Bérénice Béjo, il y a trois hommes : le père de ses enfants qui n’apparaît pas, l’ex-mari qui revient d’Iran pour signer les papiers du divorce, et le nouveau compagnon qui cherche encore sa place. Les enfants ? Deux filles du côté de la femme, et un petit garçon pour le nouveau mâle. Triste bilan d’une histoire digne d’un mauvais téléfilm ? Détrompez-vous !

Le réalisateur nous offre un festival d’émotions. Nous n’irons pas jusqu’à dire que le spectateur vivra une véritable catharsis. Mais, il aura l’occasion de ressentir les sentiments comme les personnages, rattrapés par leur passé. Des frissons vous parcourront le corps en imaginant vivre leur situation.Tourmentés entre l’amour, la dignité, la culpabilité et la douleur. Donc oui, j’énonce encore le mot famille, car au milieu de tout ce capharnaüm ainsi que des diverses crises et rebondissements, ce mot, ce concept fait sens, et ces individus restent unis.

Pourtant, plus de deux heures de films amènent quelques longueurs, notamment au début. La véritable mise en place de l’histoire tarde. Les acteurs marquent de longs temps d’arrêt avant de s’exprimer. C’est ce qui donne la véracité du film, mais les intenses émotions suffisaient.

En somme, malgré ce petit bémol, un jeu d’acteurs remarquable et une histoire nous transporte au sein de la vie de ces personnages. Une nouvelle œuvre pour Asghar Farhadi, qui envahira les esprits avec sa subtile fin dite « ouverte », où une liberté totale est laissée au spectateur d’imaginer la suite de l’histoire.

The Major

Sang froid ni loi

 

Plutôt inattendu! Pour tout vous dire, nous ne savions pas encore quel était le film lorsque nous nous sommes assis. The major est sélectionné dans le cadre de la semaine internationale de la critique, or comme nous avons dîner en face de l’espace Miramar, nous avons tenté (sans encore validation de notre badge) d’aller voir le film. Et ce fût une agréable surprise!

Excité par un heureux événement, un capitaine de police renverse un enfant. S’en suit alors un dilemme:  doit il se cacher ou endosser sa responsabilité?

Le réalisateur, Youri Bykov, nous plonge au cœur des personnages. Les choix de réalisation (comme la caméra épaule, qui au début est cependant fatigante) ainsi que la parfaite maîtrise du jeu des acteurs apporte à ce film une dimension réaliste. Le système de corruption qui a lieu  au sein de la police russe y est dévoilé, sans tomber dans le cliché. Si le film démarre doucement, l’intrigue maintient le spectateur jusqu’à la fin du film, ce qui permet permet une bonne dynamique générale.

On vous conseille fortement de le voir, même si il est probable que sa distribution en France soit restreinte!

 

Charlotte et Jazia

Rumeur : Ryan Gosling sera-t-il là ?

Mesdemoiselles préparez vos mouchoirs, car tout porte à croire que Ryan Gosling ne sera pas présent demain pour la montée des marches de Only God Forgives. Beaucoup d’élément semble aller dans ce sens : Selon Allociné : « son nom n’apparaît sur aucun document officiel, pas plus sur la liste des personnalités présentes à la rituelle conférence de presse que sur le planning des attaché(e)s de presse. »

Fin du mystère demain …

Et vous, vous pensez que Ryan Gosling sera là ou pas ?